Spiritualité

Clés et pistes de réflexion sur la Cailleach

Ce qui suit est la transcription de mes ressentis et connections faite en lien avec le message de la cailleach

C’est un exercice nouveau et peu évident pour les coïncidences et déclics intérieurs.

Il y a une part de travail intellectuel mélangé à de la sagesse intérieure.

Pour celles et ceux qui rechercheront des informations à ce sujet se verront, je l’espère, éclairés par mon approche et ressenti personnel sur qui est la Cailleach et comment et où La rencontrer.

Pour vous présenter le fruit de ma réflexion, j’ai choisi de mettre l’extrait qui m’a évoqué quelque chose et en dessous de le commenter.

C’est parti !

D’après cet article, traitant de l’ogham Idho, nous découvrons de nombreuses significations se rapportant à la Cailleach.

Arbre : l’If – Ibar
Saison : La Cinquième Saison – le Solstice d’Hiver
Place sur la main : le renflement sur la paume à la base du petit doigt qui correspond aux épaules. Durant l’hiver 2016, j’étais bloqué de cette partie du corps.
Couleur : Irfind – très blanc
Oiseau : Illat – aiglon
Déesse : Cailleach
Métal : plomb
Animal : cerf
Message : « Je suis la tombe de chaque espoir. Qui, si ce n’est moi, connaît les secrets du dolmen en pierre brute ? »
Note de musique : fa
Planète : Saturne
Mot ogham : âge/vieillir, mémoire/souvenir, le plus vieux des bois, le plus beaux des anciens, le plus flétri des arbres, épée

Les propriétés magiques de l’if sont en lien avec le féminin, la planète Saturne, l’élément eau et les pouvoirs de relever les morts.

Après confirmation, le Samedi -jour de Saturne- est le jour de repos de Cerridwen.

Le jour de cet arbre est le Solstice d’Hiver

Le samedi est donc l’hiver. Cette saison terrestre est le temps du repos végétatif, en apparence, car c’est dans l’ombre que bons nombres de choses se passent.

L’if est l’arbre principal de la mort, on pensait qu’il étendait une racine jusque dans la bouches des cadavres, libérant leurs âmes et absorbant l’odeur de décomposition des corps. Ainsi, c’est l’arbre d’Hécate, la Déesse de toutes les matières compostables qui sont offerts à la fertilité du Monde-d’en-Bas.

Comme quoi, dans l’ombre, il s’en passent des choses 😊

En découvrant Cerridwen, je me suis interrogée où pouvait se matérialiser la transformation. J’ai de suit pense au tas de compost qui trône au fond de mon jardin. C’est pour moi l’autel naturel que je Lui dédié.

L’if est un symbole de vie dans la mort
Idho fait référence à la transformation d’un état à un autre, ou un mouvement de cette nature

Cet extrait me rappelle la lecture du récit de Taliésin qui raconte sa transformation après avoir léché les 3 gouttes.

Plusieurs passages ont attiré mon attention.

La mixture était brûlante, je jappai de douleur et mis la main à la bouche pour la sucer. Tout de suite ma tête se mit à tourner et je dégringolai dans un espace sombre et rugissant où les bruits et les sensations étaient trop forts pour moi. C’est ainsi que moi, Gwion, je me perdis et ne revins jamais.
Sensations de douleur, de peur, d’horreur. Une peut telle qu’elle glace comme une brume : elle enveloppe de façon informe et nébuleuse, mais fait aussi mal que la douleur de la naissance ou de la mort. La douleur m’entraîna au fond de l’abîme insondable où rien ne voulait plus dire quoi que ce soit, où ce qui faisait de moi Gwion était laissé loin dans le passé. Horreur de l’abîme, du vide, terreur négative qui sonne le glas de la vie, de l’espérance, de toute croyance.
Puis, la lumière.
Tout au fond de ce puits s’ouvrait une salle jonchée d’excréments ; une vieille aveugle obscène, hideuse et immortelle, était accroupie au milieu des immondices : elle lui demanda d’embrasser ses plaies suintantes, ses ulcères sans nom. Comme une ignoble araignée elle suçait la vie en lui…

C’est ce qui me fait le plus écho avec la partie sombre de Cerridwen, ce qui se passe au fond de son chaudron, à la fois celui où bouillonne  une sorte de soupe visqueuse et nauséabonde et ce qui se passe dans son ventre, berceau de la transformation de la graine de blé en un enfant. La venue d’un enfant demande du temps et de la maturation pour arriver au monde.

La mort du jeune benêt sous l’allégorie de la graine de blé entraîne la mort de celui-ci pour renaître, être de nouveau en vie en tant que Taliésin. Transformation de matières compostables.

Ce n’est pas sans effrois qu’il vécu sa transformation

Les Romains assimilèrent la Cailleach à l’une de leurs déesses nommée Junon. Plus tard, la Cailleach prit le nom de Nicnevin la « Mère Os »

La Mère Os m’a tout de suite rappelé La Loba, celle qui chante au-dessus des os.

La Loba est le premier archétype abordé par Clarissa Pinkola Estes dans son livre Femmes qui courent avec les loups.

http://tarotsanciens.canalblog.com/archives/2010/07/01/18477731.html

Les propriétés magiques de l’if sont en lien avec le féminin, la planète Saturne (samedi jour de Saturne et jour de repos de Cerridwen), l’élément eau et les pouvoirs de relever les morts.

En feuilletant mon livre Femmes qui courent avec les loups, j’ai retrouvé un autre version de la sorcière dans le conte de Vassilissa. La sorcière Baba Yaga.

La Cailleach peut donc être la mort de la bonne mère pour être capable de prendre soin de nous-même, de s’aventurer seule pour faire l’expérience de notre part d’ombre. Laisser mourir ce qui doit mourir. Accepter l’inconnu. Ne pas avoir peur de ne pas savoir. Créer pour être capable de réagir. La créativité c’est réagir à tout ce qui nous entoure. Choisir. Se familiariser avec et la reconnaître comme un pouvoir purificateur. Faire le tri, le nettoyage de notre maison intérieure.

Il y a un autre livre auquel je veux faire référence. C’est la femme lunaire, les forces du cycle féminin écrit par Myranda Gray. Il s’agit de la première version de l’actuel lune rouge du même auteure.

L’auteure nous démontre que le cycle menstruel est un processus dynamique loin du passé sous silence de la société patriarcale. Il, le cycle menstruel, n’a rien de dégoûtant et de méprisable.

En comprenant l’interaction entre notre cycle et les énergies qu’ils s’en dégagent, nous comprenons les influences qui gravitent autour nous.

En le relisant, je comprend que la transition entre la phase enchanteresse et la phase sorcière est ce qui rapproche le plus à la Cailleach.

Par ailleurs, bien que le cycle se décompose en quatre, la limite entre deux phases consécutives n'est pas aussi nette que le montre la figure ; au contraire, il y a fusion naturelle entre la première et la seconde à la faveur des courants énergétiques du cycle menstruel qui s'interpénètrent comme dans un « fondu-enchaîné » cinématographique. Dans les contes populaires, ce concept s'est traduit par les mutations magiques de femmes en animaux, de personnes âgées en jeunes filles, de jeunes filles en femmes et de ces dernières en vampires. Le rythme lunaire tétraphasique est l'image la plus simple qu'on puisse donner du cycle menstruel, mais certaines d'entre vous pourront constater que le leur s'exprime selon un modèle plus complexe.

Je retrouve là Cerridwen comme la décrit Taliésin

Il y a longtemps, avant tout cela, je portais un autre nom : Gwion. J’étais domestique chez la Vieille, aucune tâche n’était trop vile ni trop immonde pour moi : c’était Gwion qui lavait Afagddu l’imbécile, le fils demeuré de la Vieille ; c’était Gwion qui touillait les potions sur le feu, quand elle mijotait quelque mauvais tour en vue de porter le malheur sur la terre des hommes. A l’époque j’étais convaincu que tous les maux du monde sortaient de ce chaudron ; mais je sais aujourd’hui que seule la vérité se trouve dans sa froide panse, une vérité qui, acceptable ou pas, est toujours terrible à découvrir. Elle n’est pas bonne ou mauvaise en soi : elle est là, tout simplement, sans passion, lisse et calme comme une vitre ou un étang tranquille entre les arbres blancs...

Pour conclure, je dirai que c’est en descendant dans l’ombre que les vérités et pouvoirs perdus remonteront pour laisser place à ce que l’on est réellement.

Sources

http://defi-cerridwen.blogspot.fr/2017/05/la-cailleach.html

Photo à la une http://www.philipcarr-gomm.com/fr/peace-storm-cailleach-winter/

PS : j’aurai aussi bien pu parler du lien de Son aspect bâtisseur avec celui de la Fée Mélusine qui est elle aussi douée pour la Transformation et la Métamorphose en dragon. Lien

L’aspect bâtisseur me rappelle la légende de la création du chaos rocheux par Gargantua dans la forêt de Huelgoat. Lien

De celle qui fait les saisons en poursuivant son jeune fils qui peut être vu comme étant le dieu Angus Mac Og ou Mabon, qu’elle a chassé dans une chasse sans fin à travers la terre. Lien

De la Déesse de la colline sacrée, du Sidhe, et de l’endroit où nous entrons le royaume caché des êtres de Fey et des esprit. La Cailleach est relié au ‘ Bean sidhe’ ou dame blanche (banshee, qui signifient ‘la femme surnaturel ‘) qui sont les femmes sauvages du Fey. Lien

Découvrir l’article d’Adélys Peppercorn en réponse 

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5 thoughts on “Clés et pistes de réflexion sur la Cailleach”

  1. Bravo pour ton billet ! Je vois que nous en sommes à la même conclusion pour le samedi. La Baba Yaga, c’est vrai, maintenant que tu as mis en lumière cette légende, je vois bien la Cailleach. On peut aussi la retrouver dans Blanche Neige (et je rebondis sur le film « Maléfique »).

    Aimé par 1 personne

    1. Merci 😊 Le billet a mis sontemps pour être publié. Je suis contente qu’il ai vu le jour et en plus qu’il te plaise. Comme il serait intéressant de revoir maintenant le film Maléfique. Bonne journée

      J'aime

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